Mes Chaussures Roses et Moi

26 février 2010

Totem Kangourou…

Publié par meschaussuresrosesetmoi dans Non classé

« La principale leçon que nous enseigne le kangourou, c’est qu’il ne faut pas reculer. Lui ne peut qu’avancer, quitte à tourner en rond. Sa longue queue est comme un tronc d’arbre et lui sert de contrepoids. Aussi bien des gens le choisissent-ils comme totem. » (Message des Hommes Vrais au Monde Mutant, Marlo Morgan)

Amusant, j’ai lu cette phrase en étant déjà en Australie – c’est dit, le kangourou sera donc mon totem pour ce voyage!

Heureuse de vous retrouver sur mon blog.
Voilà – après tout ce temps à attendre, à trouver des bonnes raisons de ne pas partir, à reculer, à me retrouver empêcher de partir, j’y suis enfin. J’ai fait le grand saut -J’ai eu peur, j’ai eu des doutes – ce dernier retard  contre ma volonté m’a fait penser quelques temps que c’était le destin, que je ne devais pas partir, que j’avais fait une erreur, et que la vie me le rappelait bien violemment.

Mais au final, non, tous ces petits soucis m’ont aidé à reculer pour mieux sauter – et ces dernières journées à Paris et dans l’avion m’ont convaincue que c’est ce que je devais faire – sans mentionner le fait que du moment où j’ai posé le pied en Australie, j’ai réalisé à quel point j’en avais envie et besoin.

Je vais essayer de ne pas confondre ce site avec un journal, mais cela risque bien souvent d’être difficile – vous savez quoi faire si je donne trop de détails: débrancher votre ordi (et c’est aussi ça que vous avez gagné avec mon départ, ça va être bien plus facile de me faire taire à présent!;-)

Un dernier mot vous concernant- j’ai eu la chance de voir la plupart d’entre vous fréquemment avant de partir – vous savez tous à quel point ma famille et mes amis sont importants dans ma vie – la dernière semaine à Paris a été ponctuée par de nombreux moments en « troupe complète », en tête-à-tête, en « semi-troupe »… bref… à un moment, j’ai pensé que je faisais une bêtise en m’éloignant de vous, que j’allais profondément le regretter et que de vous laisser derrière moi pour n’aller rejoindre personne était la pire chose que je pouvais m’infliger. Mais j’ai réalisé que vous étiez ma force et que si aujourd’hui, je pouvais me permettre de faire ce genre de choses, c’était grâce à vous et à votre soutien de tous les moments – je vous emmène avec moi en Australie!!

J’espère que le voyage vous plaira autant qu’à moi…

Clarouch

PS: pour ceux qui n’ont pas l’habitude des blogs, les nouvelles les plus anciennes se trouvent tout en bas, et les plus récentes tout en haut (en ordre chronologique inversé, en deux mot;-))

 

 

 

1 décembre 2011

J’aimerais que quelqu’un m’attende quelque part

Publié par meschaussuresrosesetmoi dans Non classé

(quatre mois plus tard, je poste enfin… les commentaires en italique datent d’aujourd’hui, le reste, d’il y a quatre mois…)

C’est dans un car qu’une toute dernière fois j’écris un post. Un autre genre de voyage – je suis rentrée en France depuis 3 mois (vrai au moment où j’ai écrit ce post… plus trop vrai quand j’ai décidé de publier…), mais ai eu beaucoup de mal à écrire ces quelques derniers posts (et à les poster, donc…).

Pour plusieurs raisons.

D’une part, parce qu’il fallait pour cela que je trie les photos et que cela m’était difficile, de faire cela dans ma « vraie » vie. J’ai du mal à rouvrir mon « dossier » voyage pour le moment, je dois encore digérer quelques petits trucs (et c’est pas gagné).

Et puis, je suis là, maintenant, de retour, 100000 choses à faire, tant de gens à voir, me ré-ancrer dans ma réalité, et me replonger dans mon voyage me tire en arrière. Écrire ce dernier post, c’est fermer la page de ces derniers mois de rêve, et cela prend du temps (presque plus long qu’une grossesse, dis donc!)

Mais voila, il y a un temps pour tout. Et le temps est venu pour moi de remettre mes pieds dans mes bottes (fourrées… Bon Sang, l’hiver ne m’avait pas manqué!) de parisienne et de laisser mes chaussures roses se reposer un peu!

J’aimerais que quelqu’un m’attende quelque part

Mon drame, c’est que je n’ai jamais su ni qui ni où. Pourtant, c’est pas faute d’avoir cherché. Surtout le lieu, c’est vrai, mais quand même. Un an et quelques sur les routes… Tant d’avions (plus de 30!), de bus (je ne préfère pas les compter), de kilomètres (j’ai du faire plusieurs fois le tour de la planète…), de pays, de langues (et oui, il y en a plus que de pays!) pour parler en chiffre. Parce qu’il m’est impossible de quantifier les belles rencontres, les endroits à couper le souffle, les moments magiques, les instants de rêve…

C’est avec la gorge serrée que je prends ce dernier avion qui me ramène à la maison. Ce retour, je l’ai voulu, je l’ai pensé et calculé, attendu même parfois… Mais ça n’empêche pas un soupçon de tristesse et une certaine appréhension.

Inutile de dire que je suis heureuse de ne pas être seule pour ce retour et d’avoir pu partager ces quelques jours en famille pour un retour dans ma réalité grâce à Sam. L’équipage me chouchoute incroyablement, c’est un vrai voyage de luxe qui me fait oublier quelques instants ce que je suis en train de faire.

Et puis voila, l’avion atterrit, mon cœur se sert et bondit de joie en même temps: c’est très perturbant de ressentir deux sentiments aussi intensément et aussi opposés à la fois. Je dois dire aurevoir à ma vie de voyageuse et suis tellement impatiente de revoir « les miens ».

Alors voila, il est 6h du matin le 15 mai 2011.  Je suis rentrée à Paris.

Et à l’aéroport, surprise, après tout ces mois d’absence, mes « quelques uns » m’attendaient! Et pas n’importe comment: des fous déguisés avec des panneaux fait maison qui se sont mis à hurler à ma sortie (la fille à côté de moi a un peu flippé)! Impossible de décrire ce que j’ai ressenti à cet instant précis. C’est quand même un peu fou des gens qui aiment autant, non?

Donc, un long voyage pour me rappeler que je connais ceux qui m’attendent et où ils sont…

Merci à vous, d’avoir été là, ce jour là, mais aussi avant, pendant, après… (et à tous ceux qui n’ont pas pu être là physiquement)

Ils vont me tuer, mais je ne peux pas ne pas partager ces photos et surtout ce petit film magique…

Le super film!

(il faut taper le mot de passe: letthesunshine)

Pas de droits sur l'album 249822

6 mois et demi de repos et voilà mes chaussures roses toquent déjà à la porte de leur placard… elles risquent de ne pas rester enfermées trop longtemps, celles-là…

MERCI

2 septembre 2011

Sans but

Publié par meschaussuresrosesetmoi dans Non classé

« Je suis allé à Koumassi sans but précis. En général, on considère qu’avoir un objectif, c’est positif car cela motive. D’un autre côté, quand on a un but, on a des œillères: on a en vue son objectif et rien d’autre. Or ce qu’il y a autour, dans un horizon plus large, un champ plus profond est souvent bien plus intéressant et important. Aborder un univers, c’est pénétrer un mystère pouvant receler une infinité de labyrinthes, de recoins, d’énigmes et d’inconnues! »
Ryszard Kapuscinski, Ebène, Aventures africaines

C’est une question que l’on m’a souvent posée au cours de mon voyage (et qu’on va me poser encore souvent, c’est sur): quel est le but de ce voyage? Une question qui m’a beaucoup surprise, parce que je ne me l’étais absolument pas posée…

Je n’ai pas trouvé meilleure réponse que celle-là, dans ce très beau livre que j’ai lu au Cambodge entre Phnom Penh et Kampot. Je suis partie sans autre but que celui de découvrir, et j’ai été bien gâtée.

Dernière semaine avant le retour à la réalité, celle qui demande quotidiennement d’avoir des buts et des objectifs – une semaine dans un sas de décompression assez particulier: me voici une fois de plus à Singapour, que je commence à connaître assez bien. C’est très étrange de se retrouver dans une ville telle que Singapour après avoir séjourner en Inde – on arrive dans l’extrême inverse: tout est propre, tout est calme, tout est si occidental, au final! Je n’aurais pas cru dire cela il y a encore quelques mois.

Première halte chez le bien nommé Sleepy Sam’s, hostel que je recommande vivement dans le centre, avant d’être royalement accueillie par Nora et Laurent (Nora est une bonne amie d’Aurélia que j’avais rencontrée à NYC quand elle était venue rendre visite à sa soeur qui vivait là aussi). Découverte d’un autre monde, celui des gens « qui habitent pour de vrai » à Singapour (et qui ne font pas que transiter comme moi!).

Oui oui oui, encore Singapour!!
Album : Oui oui oui, encore Singapour!!

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Et pour ne pas changer les bonnes habitudes, j’ai eu la chance de passer les deux derniers jours de mon voyage avec mon pilote préféré, j’ai nommé Sam! Quel plaisir de finaliser ce voyage dans de si bonnes conditions et surtout en cette compagnie! Une dernière pour la route, nous avons été faire du surf sur une vague artificielle – mon corps s’en est souvenu longtemps: c’est VIOLENT! Pour la petite histoire, la vague est faite de telle façon que lorsqu’on tombe (ce qui m’est évidemment arrivé à peu près toutes les 10 secondes), on fait une chute assez violente vers l’avant, puis la puissance du jet vous envoie vers le haut du tapis sur lequel on vient lamentablement s’écraser comme une mouche sur une fenêtre fermée (le tout en buvant un bon demi litre d’eau). Et c’est là qu’arrive l’ultime agression: la planche de surf, qui certes est moins lourde que vous et donc arrive moins vite, mais en pleine face quand on a les yeux plein de chlore et d’eau, c’est relativement surprenant et extrêmement douloureux! Ah oui, et un petit conseil pour les jeunes aventurières: maillot une pièce + short (ce que, vous vous en doutez, ne m’avez pas été dit…  C’est donc souvent que j’ai attendu derrière la planche que mon maillot daigne remonter à moi!) . Si vous voulez voir à quoi ça ressemble (pas moi sans maillot de bain, mais la vague artificielle, bien entendu!), regardez en cliquant là

Une bonne partie de franche rigolade et de bleus plus tard, l’heure de rentrer à sonner…

2 septembre 2011

Les fabuleuses aventures de Lady Gaga et Princesse Clara au Rajasthan

Publié par meschaussuresrosesetmoi dans Non classé

Je pourrais écrire un roman sur les trains indiens (comme tous ceux qui ont eu l’occasion d’y mettre les pieds): la configuration bien particulière, les rencontres, les marchands ambulants, les autres voyageurs…

Tchou tchou, le ptit train!
Album : Tchou tchou, le p'tit train!

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Pas le temps de s’ennuyer (ni de mourir de faim!), et me voila déjà à Mumbai, cette ville qui m’a tant effrayée à mon arrivée.Et bien, je confirme, j’ai bien fait de ne pas m’y arrêter au début de mon voyage car c’est quand même le seul endroit en Inde ou je me suis faite arnaquer par un taxi (une histoire un peu compliquée qui s’est fini par un « échange à la bohémienne » – ceux qui ont vu l’Apprentie Sorcière comprendront – de deux billets de 500 roupies par deux billets de 100… Et une arnaque en bonne et du forme, une!).

Autant vous dire que ça m’a bien énervée, et que pour la peine, j’ai décidé de ne pas sortir de l’hôtel de Gaëlle pendant toute une journée! (ok, l’hôtel avait une piscine…)

Donc, qui est Gaëlle? Tout simplement une des très bonnes amies de Cédric (Voisin, cette fois ci, le mari de Aude, mon ancienne colloque de NYC) et qui vient régulièrement ici pour son travail.

Après une journée de bouderie, j’ai pris mon courage à deux mains pour aller visiter l’antre du loup: prendre le « RER » pour aller dans le quartier touristique a été toute une expérience en soi, et je dois dire que ces wagons femmes sont tout de même les bienvenus – on dirait que les trains dégueulent les passagers: les portes ne se ferment pas et beaucoup des usagers sont complètement dehors et se retiennent comme ils le peuvent. Paul m’avait dit avoir lu qu’il y a un mort par jour à Mumbai dans les trains, j’étais sceptique. Maintenant, je me demande comment il ne peut y avoir qu’un seul mort par jour!!

Mumbai est une ville étrange sur laquelle les Anglais ont posé leur sceau bien reconnaissable: toujours un peu bizarre de retrouver des traits d’architecture vus à Londres, Melbourne, Dunedin ou encore Christchurch, dans un pays où il fait aussi chaud et aussi humide.

Mumbai aie aie aie!
Album : Mumbai aie aie aie!

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Samedi, nous devons partir en avion pour Udaipur pour commencer notre tour de luxe au Rajasthan… Et nous avons eu la chance et le bonheur de connaitre les grèves en Inde: les pilotes des vols internes d’Air India ont décidé une grève complète et illimitée! Un vrai bonheur que de se trouve au bureau des réclamations de l’aéroport de Mumbai pour tenter de trouver une solution (sachant que tout était deja booké pour le Rajasthan, une fois n’étant pas coutume).

Après une journée à trainer a la piscine puis à visiter un peu plus Mumbai cette fois ci en compagnie de Gaëlle, nous voila de retour a l’aéroport où nous sommes sur liste d’attente pour un vol a destination d’Ahminebad (à vous non plus, ça ne vous dit rien?) en espérant qu’une fois sur place, Air India aura tenu ses promesses et qu’une voiture nous attendra pour une petite balade nocturne de 6h en direction de Udaipur… Joie… Nous finissons par pouvoir entrer dans l’avion 10 min avant son départ et – Ô Surprise-  une voiture nous attend vraiment à l’arrivée.

6h du matin, nous sommes enfin à Udaipur, après avoir trouvé avec beaucoup de difficultés notre hôtel, et réussi à ne pas tuer le chauffeur qui a essayé de nous extorquer de l’argent (histoire de…)

Quelques heures de sommeil avant de commencer le tour touristique le plus intense de mon voyage! On a vu tellement de temples, palais, mausolée, mosquées, tigrous et autres bébêtes et appris de choses en 8 jours, que j’en perds un peu le fil! (Vous saviez vous que la monture de Ganesh, le Dieu à tête d’éléphant n’était autre qu’un rat? Ca en troublerait plus d’un, depuis le temps qu’on nous raconte que les éléphants ont peur des souris!).

Une semaine intense, de plaisirs, de bons gros fou rire, et de découvertes. Je vais essayer de ne rien oublier: nous avons donc commencer par Udaipur, ses palais, ses temples, ses vendeurs…

Udaipur!
Album : Udaipur!

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Pushkar, Ville Sainte (comme Bénares/Veranasi) = pas d’alcool pour que la fête soit plus folle… C’est la ville où nous avons décidé de nous accorder une halte royale dans un bel hôtel héritage (et failli faire une crise cardiaque quand le portier, habillé comme le veut la coutume, avec sa grande moustache, nous a saluées en claquant des talons par un « Welcome Misses » tonitruant).

Pushkar la Sacrée
Album : Pushkar la Sacrée

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Puis Jaipur, ses palais, ses temples, ses vendeurs… (ses bijoux!)

Jaipur, Ville des Vents
Album : Jaipur, Ville des Vents

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Suivi par Bathambore, un parc  national où nous avons eu la chance d’apercevoir un tigre (et sincèrement, après 40 minutes à observer une tache sombre à 200 m, je n’y croyais plus trop mais Tigrou nous a fait le plaisir de montrer sa frimousse et de se déplacer après sa loooooongue sieste)

Chez Tigrou!
Album : Chez Tigrou!
Même s'il est flou, on l'a vu!
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Une conclusion en beauté à Agra où nous avons pu profiter d’un Taj Mahal plutôt pas trop plein.

Taj, Ô mon Taj!
Album : Taj, Ô mon Taj!

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Je vous épargne les nombreux forts, temples et mausolées que nous avons visiter en chemin.

Le seul hic de cet extraordinaire voyage aura été le harcèlement auquel nous avons été confrontées: étant en basse saison, le chaland de fait rare, et les vendeurs/faux/vrais/guides/demandeurs de photo/mendiants/etc. se disputaient un peu nos faveurs (inexistantes par ailleurs, car nous avons décidé de ne pas avoir de guides et j’ai abandonné l’idée de ramener des choses, ne me sentant pas le courage de négocier quoi que ce soit surtout avec cette chaleur et le nombre de négociants en face!)

Dernière étape: Delhi que je n’aurais vu que de nuit avant de me rendre à l’aéroport pour prendre mon vol en direction de Singapour – effectué par Air India… Jusqu’à la dernière minute, je me suis demandée si je décollerai: à cause de la grève, parce que j’avais eu « l’affront » de dépasser mon Visa de 5 minutes (décollage le 8 mai à 00.05 alors que mon Visa s’arrêtait le 7 à minuit pile, et enfin parce qu’une fois dans l’avion, nous avons attendu une bonne heure et demie au sol (soit disant pour attendre des passagers perdus dans le terminal…). Une dernière semaine en Inde bien chargée!

Je quitte le pays avec regrets et partagée sur les différentes expériences vécues ici. J’ai vécu le grand écart des émotions dans ce pays de contrastes et de contradictions. Je sais déjà que je reviendrai mais je aussi que je ne le ferai pas seule. J’ai beaucoup appris et découvert ici, mais je suis contente de repartir.

Dernière semaine avant le GRAND retour…

13 mai 2011

Incredible India!

Publié par meschaussuresrosesetmoi dans Non classé

(ce post est ecrit depuis longtemps, mais du au peu de connexion internet en Inde, il est donc mis en ligne avec BEAUCOUP de retard…) 

Ça n’est pas pour rien que l’office du tourisme indien a choisi ce slogan: en effet, quand on est en Inde, on a du mal a y croire… A quoi? A peu près tout!
Je parlais de contrastes dans ce pays, difficile de trouver mot plus approprié.
Je comprends mieux pourquoi certaines personnes sont prises du fameux syndrome de l’Inde. Ici, tout est « plus »: pour le meilleur comme pour le pire… Plus beau, plus chaud, plus coloré, plus diversifié, plus épicé, plus odorant… Mais aussi plus peuplé, plus sale, plus macho, plus pollué, plus fou…

Je parlais de contrastes bien prononcés dès que j’ai mis les pieds ici. Cet adjectif me semble bien faible au bout de quelques semaines. Je ne crois pas avoir été dans un pays où cela soit aussi fort.
Je comprends mieux les échos que j’ai eu des autres voyageurs: je n’ai encore rencontré personne qui m’ai dit « L’Inde? Ouais, c’est pas mal…« . La question soulève les passions: soit on tombe en amour (comme diraient nos amis Canadiens), soit on hait.
En ce qui me concerne, j’alterne entre les deux: je suis donc en passe de devenir schizophrène!

Ici, les hommes peuvent se balader les gambettes et le torse à l’air mais quand une femme découvre un peu ses épaules, les hommes pensent qu’elle « s’offre » au premier venu…
Et en même temps, dans ce pays pudibond, tout le monde montre ses fesses un peu n’importe où pour défèquer dès que l’envie leur prend…
C’est aussi le pays où les hommes sont extrêmement démonstratifs entre eux en public (aaaahhhh… L’amitié masculine….), mais où on n’a pas trop intérêt à se bécoter en public et où l’homosexualité est pénalement punie (Seulement la masculine, parce que « L’homosexualité féminine? La quoi? Mais ça n’existe pas, Très Cher! »).
C’est aussi des Palais des Mille et une Nuits splendides… remplis de détritus et de crachats… Des plages de rêves… pleines de sachets d’emballage et de crottes (de chiens mais aussi d’humains…).

Les femmes n’ont pas encore les droits et liberté que nous avons en France, par contre, elles ont bien le droit (le devoir?) de travailler alors que bien souvent leur mari ne fait rien…

C’est aussi le pays où les gens jettent absolument TOUT par terre  (ou par la fenetre quand on est dans le train) sans que cela ne leur pose aucun probleme de conscience ecologique  mais où une armada de femmes (encore et toujours les femmes…) passent leur journée à balayer minutieusement chaque centimetre carre du sol, courbées en deux sur leur minuscule balai…

Je ne parlerai pas des « castes » (entre guillemets, parce qu’elles n’existent plus, bien entendu!) ni des dots et autres petits plaisirs du coin.

Et le coté le plus surprenant pour moi, c’est l’intérêt que je suscite moi, « petite » occidentale blondinette (plus que jamais, plus que jamais, c’est terrible… mais on ne va pas encore reparler des mes cheveux!) au teint pale et aux yeux bleus, intérêt assez incompréhensible: je n’ai été que dans des endroits relativement touristiques, je pensais passer un peu inaperçue - que nenni, chaque déplacement ne provoque pas des mouvements de foule mais presque. Je devrais être habituée, vous me direz, mais étonnamment, ici, c’est beaucoup… Plus… Plus oppressant… Plus nombreux… Plus tactiles… Plus de propositions de la part des hommes qui m’exaspèrent… Et aussi souvent, sans rien demander, me mettre un enfant dans les bras, prendre une photo et récupérer sa progéniture sans un mot!

Et à côté de ça, des gens absolument adorables qui me viennent papoter, échanger, qui veulent en savoir plus et qui en profitent de temps en temps pour faire un peu la promotion de leur pays (« C’est beau l’Inde, n’est ce pas? Les gens sont accueillants, hein? Merci d’être venus nous voir, revenez bientôt! »… et ça n’est pas une retranscription édulcorée, c’est presque du mot à mot – bien qu’il manque beaucoup de mot!)

Bref, je passe d’un état extatique à des colères noires assez rapidement au fil de mes rencontres.

Après avoir quitté Polo, je suis partie en bus de nuit (rhaaaaa, j’aime pas ça…) à Mysore, connue pour son extraordinaire palais – qui tient sa réputation!

Mysore
Album : Mysore

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Puis re-bus de nuit (re-rhaaaaaa, j’aime pas ça et en plus, j’ai définitivement plus 20 ans!) en direction de Hampi. Le temps s’arrête, je me retrouve dans une ville en plein festival, les vaches se sont faites belles pour l’occasion, des gens sont venus de tous les coins pour fêter cela.
Et à coté, à quelques minutes en bicyclette, me voila entourée de paysages fantastiques, qui me font oublier toutes mes colères.
Petite parenthèse enchanteresse où je reste cependant bien plus exotique pour les nombreux Indiens qui font du tourisme là bas (hors saison pour les p’tits Blancs, mais pleine saison pour les Indiens!) que les singes qui moi me fascinent.

Je reste bouche bée devant ces temples aussi envoutants que ceux de Angkor et dont je n’avais jamais entendu parlé jusqu’a ce jour.

Happy in Hampi
Album : Happy in Hampi

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Et me re re revoilà dans un bus de nuit (re-re-rhaaaaa…) en direction de Palolem, plage du sud de Goa.
Et là, arrivée dans un monde parallèle… Goa n’est pas vraiment en Inde… Des gens dénudés à la plage et partout en fait, mais aussi du boeuf à toute les sauces (sacrilège!!), de l’alcool à flots, des soirées bizarres, le tout dans un décors de fond portugais: les ruelles qui tiennent de Lisbonne, des azulejos de tous les côtés, des noms de rue très… portugais?
Un petit aperçu en photos!

Goa
Album : Goa
Bienvenue au Portugal! (et un peu en Australie pour les maiters nageurs ;-) )
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Il est temps de prendre le train pour rejoindre Gaëlle à Mumbai!
(Mais qui est Gaëlle? Explication dans le prochain post!!)

20 avril 2011

V.I.P. (Very Important (Pi)Paul)

Publié par meschaussuresrosesetmoi dans Non classé

Un accueil pas comme les autres à l’aéroport de Trivandrum: Paul m’attend, en costard (n’est pas Inspecteur Desriques qui le veut!) et avec une pancarte « Clarouch »: la classe!

Après 7 mois sans se voir, le plus amusant est que la conversation reprend à peu près là où nous l’avions laissée. Nous partons directement à Varkala, au bord de la mer, dans une villa splendide au calme où Paul m’invite.

Découverte d’une nouvelle facette de l’Inde, celle du tourisme, le Kerala étant certainement un des États les plus visités. Tout va bien, je n’ai pas perdu mon aptitude au farniente et à la causette.

Kerala lalala...
Album : Kerala lalala...
God's own Country (si c'est eux qui le disent, ca ne peut etre que vrai!)
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Ici aussi, c’est les élections. Lesquelles? Bonne question! Les enfants à Pondy ne semblaient pas en savoir plus que moi malgré les délégations qui se suivaient pour se faire prendre en photo là bas, laissant derrière eux un repas pour tous en guise de bonne volonté (enfin, chez nous, on appellerait peut être cela de la tentative de corruption). J’ai bien demandé que l’on me traduise quelques uns des programmes mais ils se résumaient tous à quelle somme ou quel objet serait donné si on votait pour eux. Une campagne honteuse de renchérissement à qui mieux mieux, le tout à grand renfort de rickshaws munis de haut parleur hurlant dans les rues « le programme » et de passage en « papamobile » des candidats saluant la foule (le mystère reste entier: comment font ils pour ne pas devenir sourds…)

Les élections ont bien eu lieu, sans heurt là où nous étions (dans le Tamil Nadu, on recommande aux gens de ne sortir que pour voter et de rentrer fissa chez eux, la journée des élections tournant généralement aux émeutes) mais les résultats ne seront connus que dans un mois: le comptage a l’air compliqué… Ou peut etre est ce le bourrage des urnes? (houuuuu… C’est mal de médire!)

Pour le plus grand plaisir des yeux, un petit aperçu de la propagande locale!(et mon prognostique quant aux résultats: il y a de grandes chances que le candidat élu soit moustachu ;-) )

Elections Fair
Album : Elections' Fair

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J’ai oublié de vous parler de la façon extrêmement perturbante de dire « oui » avec la tête en Inde. On ne bouge pas la tête de haut en bas comme par chez nous, mais on fait un mouvement de tête un peu circulaire allant en meme temps de droite à gauche et de haut en bas qui pour moi correspondrait plus à un « Peut être… Enfin, je ne sais pas… De toutes façons, je m’en fous » (« Il dit NON avec la tete, mais il dit OUI avec le coeur »  – la, j’ai plus l’impression que c’est l’inverse en fait…). TRES perturbant, je vous dis. Si en plus vous rajoutez parfois à cela un roulement des yeux et un haussement des sourcils, laissez moi vous dire que je reste parfaitement perplexe…

Après quelques jours de farniente à Varkala, nous avons passer deux jours dans les Backwaters (ou encore Darkwaters, mais ça, c’est quand on passe du coté obscure ;-) )

Backwaters
Album : Backwaters

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avant de nous baser à Fort Cochin pour visiter les alentours, dont l’intrigante Chenanmangalam, ville multiconfessionnelle extraordinaire, la Jérusalem du Kerala selon le Lonely Planet… Alors, la, il est de mon devoir d’écrire au Lonely pour dire a leurs guides de voyager ailleurs que là ou ils sont payés pour le faire. Ville intéressante il est vrai, mais tout de meme, le rapport avec Jerusalem est tres lointain… Cela dit, certains panneaux sont assez drôles et il y a un nombre de synagogues assez hallucinant dans la région! Je n’ai pas encore réussi à trouver pourquoi ils sont venus la, mais je ne baisse pas les bras, et apparemment, les premiers d’entre eux ont du arriver au 13ème siècle… La question reste: mais ou sont-ils passés?

La tournée des religions!
Album : La tournée des religions!

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La semaine en compagnie de Polo prend fin… Cela dit, c’est une bonne chose car je suis un peu inquiète pour sa santé mentale… Je ne sais pas si c’est le fait de se prendre une raclée a la scope ou s’il a contracté le Syndrome de l’Inde (pour en savoir plus, CLIQUEZ ICI!), mais je le trouve de plus en plus bizarre… Il ne porte plus que son dotthi… Prenez soin de lui a son retour (je ne sais pas, moi… que quelqu’un accepte de se faire battre a la scope pour qu’il puisse retrouver se esprits, par exemple… ;-) )

Le syndrome du Polo
Album : Le syndrome du Polo

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13 avril 2011

Le paradoxe

Publié par meschaussuresrosesetmoi dans Non classé

J’adore voyager mais je déteste les départs… c’est idiot, non?

Surtout que celui-ci a été particulièrement difficile. Ces dernières semaines ont été différentes du reste de mon voyage. J’ai adoré rencontrer enfin chacun des rieurs, apprécié manger entourée de 40 personnes entre 3 et 28 ans, me suis un peu prise au jeu de la prof de maths qui en fait ne sait rien! Bref, un joli mois de bonheur, qui s’est finalisé par une petite soirée improvisée avec des danseurs fous (inutile de vous dire que j’en ai fait partie – j’ai vu beaucoup de clips du coin avec les filles, et je suis GRANDE fan des chorégraphies!).

Mon petit « chez moi » va aussi me manquer, même si ce lit tenait plus de celui d’un moine que de la chochotte que je suis

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et que j’ai brisé le pacte de la blatte et que je risquai (et risque toujours) de le payer très cher… Je m’explique, quand j’ai investi les lieux, une blatte en habitait deja la salle de bain… Grande Seigneure, j’ai décidé de lui laisser la vie sauve à condition qu’elle respecte mes horaires et ma vie privée… En gros, quand je suis dans la salle de bain, elle me laisse tranquille. Or, elle a été la première à rompre le pacte en me sautant dessus un soir… J’ai du sévir… Je voulais juste lancer un premier avertissement avec cette bombe anti moustique… Je ne pensais pas que j’allais l’exterminer… ainsi que ses sœurs qui vivaient la aussi, cachées quelque part et qui, pour ne pas changer les bonnes vieilles traditions, sont sorties de leur cachette pour venir agoniser sous mes yeux (et mes pieds)! Un vrai génocide, ça a été terrible (surtout quand j’ai du prendre mon courage à deux mains et que j’ai du les enlever de mon chemin).

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(ça n’est que deux d’entre elles… il y en avait 9 en tout!)

Tout allait pour le mieux depuis quelques jours, je n’avais que mon ami lézard qui venait me faire coucou de temps en temps quand je me brossais les dents. Mais hier soir, la Mère Suprême a du sentir que c’était ma dernière nuit ici et qu’il était temps de me punir avant mon départ…

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Une bête d’une taille peu probable (vous m’excuserez, je n’ai pas mis ma main à côté pour que vous puissiez avoir une échelle (allez savoir pourquoi…) mais elle était plus grande que mon pouce – et vous savez que j’ai le doigt long!) a pris un malin plaisir à me traumatiser et à m’effrayer tout au long de la nuit (qui pourtant fut courte!). Autant vous dire qu’entre le cache-cache avec le monstre et mes bagages, il me manque quelques heures de sommeil. Mais nous prenons tout de même la route à l’aube avec Maha et Angelique pour Chennai où nous avons décidé un assaut pour que Maha puisse enfin avoir un passeport.

J’avais entendu toutes sortes d’histoires, plus farfelues les unes que les autres. Mais la vérité dépasse les « on-dit » quand il s’agit de l’administration indienne. De la pure folie, l’impression qu’on est dans la maison des fous avec des tortionnaires – ils sont méchants, de mauvaise foi et chaque centime qui pourra vous être enlevé légalement vous sera pris (et a priori, ils prennent ce qui peut être pris illégalement aussi, mais malgré nos petits efforts (on ne voulait pas se mettre tout le monde à dos non plus), nous n’avons pas trouvé qui nous étions sensées « acheter »… En conclusion, malgré un réveil à 4h du matin et plus de 5h de queue (sous le cagnard, sinon, ça n’est pas drôle), Maha va devoir revenir la semaine prochaine pour peut être avoir son passeport. C’est complètement hallucinant et révoltant. On dirait que tout est fait pour mettre des bâtons dans les roues aux gens qui veulent avoir un passeport. Une pression monstre est mise sur les demandeurs, ils ne peuvent protester sous peine de se faire griller par ces fonctionnaires au syndrome de supériorité démesuré. J’ai eu envie de mordre et de griffer…

Me voila dans l’avion (ENCORE? Bin oui, encore… C’était ça ou partir en début de semaine pour faire le trajet en bus et visiter le Tamil Nadu… Mon cœur n’a pas trop longtemps balancé en faveur de quelques jours en plus dans mon cocon pondichérien!)

Polo, j’ARRRRRRIIIIVE!

PS: j’ai oublié de vous parler de notre rôle de « mamans chats » qui a duré un petit jour avant que la vraie Maman chat se décide à ne revenir s’occuper de ses adorables bébés (à notre grand soulagement – je ne suis pas prête à donner une seringue de lait toutes les 3 heures, moi!) – voici deux photos des chatons trop choux!

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PS2: et pour Yolaine et Philippe, quelques photos du mariage civil de Sofia et Vishnou (pour lequel j’ai sorti mon churida des grands jours!)

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6 avril 2011

Claqua et les 40 rieurs

Publié par meschaussuresrosesetmoi dans Non classé

Un titre qui résume bien les choses mais qui doit paraitre assez brumeux vu de l’extérieur!

« Claqua », c’est le surnom que les petits rigolos ici m’ont trouvé (entre autres!) et les 40 rieurs, je pense que c’est assez facile à comprendre surtout en voyant les photos.

Les jours passent et ne se ressemblent pas ici. Chaque jour apporte des nouveaux devoirs, des nouveaux rieurs désireux d’être élèves, mais surtout des nouvelles blagues et activités, plus loufoques les unes que les autres!

A commencer par cette fête indienne, Holi, que nous avons décidé de fêter avec les plus petits (mais les plus grands ont pris un malin plaisir à venir nous bombarder et à inciter les petits à nous prendre pour cibles – quand je dis nous, je parle d’Angélique, une volontaire qui a eu la bonne idée d’organiser  cette petite sauterie, et moi!). Je m’explique: cette fête consiste à se balancer de l’eau colorée à la figure! Autant dire qu’on peut dire adieu à ses vêtements… ce que je ne savais pas c’est qu’on peut aussi dire (enfin, moi, tout du moins) adieu à ses cheveux! Et oui, mes chers cheveux qui pourtant ne veulent pas entendre parler de coloration ces derniers mois et qui sont totalement rebelles à tout traitement pour les faire changer de couleur (ouais, je suis de nouveau blonde, mais c’est pas faute de m’être battue!) ont décidé de momentanément faire grève et ont accepté avec joie de garder la couleur rose… on m’avait dit que cela partira en quelques jours, cela fait maintenant quelques semaines… Les enfants s’en donnent à coeur joie et ne manquent pas une occasion de me dire qu’il faudrait que je me coupe les cheveux – enfin, pas TOUS mes cheveux, JUSTE une mêche!

Holi - Oh lala!
Album : Holi - Oh lala!

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Etre ici est aussi pour moi le moyen de pouvoir mettre un orteil dans la culture indienne et de participer à quelques cérémonies, en commençant par le mariage et en continuant par d’autres petits événements tels que la cérémonie des 7 mois pour les femmes enceintes (comme vous l’aurez deviné, enceintes de 7 mois! Tada!) qui consiste en plusieurs petits rituels dont le passage aux poignets de bracelets en verre car selon eux, à partir de 7 mois, l’enfant commence à entendre, mais aussi à manger un repas composé  entre autre de riz avec 5 saveurs différentes car (attention, vous suivez bien?) à 7 mois, le bébé commence…..??? à sentir le goût des aliments, et oui!

Fête des 7 mois
Album : Fête des 7 mois

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Mais c’est aussi une sortie à la mer avec les plus grands qui s’est fini en bataille de sable mouillé (mes oreilles s’en sont souvenues longtemps, elles aussi!) – je peux vous assurer que se baigner toute habillée n’a rien d’une partie de plaisir, sauf si cette baignade est accompagnée par 25 ados et grandes filles très joyeux, et qu’ils le sont encore plus une fois qu’ils ont réussi à vous couler deux ou trois fois!

Sortie à la mer
Album : Sortie à la mer

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Puis cette petite excursion de deux jours avec 3 grandes pour aller visiter les temples sculptés dans la roche de Mahaballipuram. Un vrai plaisir, une découverte, l’occasion de connaître un peu plus ces demoiselles et d’en profiter pour voir une des merveilles de l’Inde (et de prendre le bus en Inde – sensations fortes garanties!)

Mahabalipuram
Album : Mahabalipuram

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Et un anniversaire surprise pour une des employées qui est là depuis plus de 15 ans et que tous les enfants, petits et grands, adorent – l’occasion de se maquiller pour les plus petits, une activité que les grands ont rapidement voulu testée par eux même (Allez chercher du maquillage pour enfant à Pondy, un vrai jeu de piste, assez hilarant, car comme dans toutes les boutiques ici, vous venez pour acheter quelque chose de précis qu’ils n’ont pas, les Indiens ne se laissent pas aller et vous proposeront…. et bien… n’importe quoi qui leur tombent sous la main, juste pour vous vendre un truc – ça peut aller d’un habit d’une autre couleur que celle que vous avez demandée, ce qui reste encore assez raisonnable, à un article d’un tout autre genre – un rickshaw en plastique à la place de maquillage, par exemple!)

 

Maquillage et chocolat!
Album : Maquillage et chocolat!

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Mais LE grand événement qui a eu lieu durant mon séjour ici, ça a été la coupe du monde de cricket (le jeu le plus nul au monde, vous vous rappelez?). Le côté positif de ces heures que les enfants ont passé devant l’écran pour suivre la demi finale et la finale (vous vous rappelez aussi que ces matchs sont INTERMINABLES!) en ont valu la peine – les mots sont superflus, la vidéo dit tout (vous pouvez fermer les yeux, vous serez dans l’ambiance, mais attention aux oreilles!)

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On est les champions, on est les champions!!
Album : On est les champions, on est les champions!!

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C’est avec beaucoup de tristesse que je quitterai cet endroit vendredi… heureusement que je ne vais passer que quelques heures toute seule avant de retrouver notre Inspecteur Deriques préféré, j’ai nommé le Polo!

2 avril 2011

Pondy, ma Chérie !

Publié par meschaussuresrosesetmoi dans Non classé

Comme prévu, je suis donc encore à Pondichéry, partageant mon temps entre les moments de rire, de grandes discussions et de travail avec les enfants et les grands, apprenant à connaître un peu mieux les uns et les autres, et la découverte de cette ville.

Pondichéry est appelée  la « petite Paris » (et là, vous vous demandez pourquoi… et bien moi aussi ! Même si c’est un ancien comptoir français, et que la culture francophone y reste très ancrée, les noms des rues sont en français, les restaurants « chics » ont des noms français, beaucoup de gens parlent français… mais mis à par tout cela, le rapprochement avec Paris est très très lointain… enfin, j’ai quand même vue une affiche de la Tour Eiffel… Allez savoir, c’est peut-être ça !).

Jusqu’à présent, la circulation des pays dans lesquels j’ai été ces derniers mois était plus qu’intense. Ici, je ne saurais la décrire : non pas qu’elle soit plus importante , mais c’est encore plus un chaos sans nom… Traverser les rues reste encore plus ou moins facile selon l’heure de la journée et le trafic (il y a des panneaux de signalisation absolument extraordinaire sur lesquels on peut voir des bambins grassouillets prendre leurs jambes à leur cou pour traverser !), mais faire un tour en rickshaw (les tuk tuks locaux ) tient du Space Mountain sans les normes de sécurité ! Jai des suées froides à chaque croisement, et même quand il n’y a pas de croisement, à vrai dire… Cela dit, ils sont tous jaune poussin, et ont en guise de klaxon un pouêt pouêt absolument hilarant, et je ne peux m’empêcher de rire toutes les 2 minutes, quand d’un geste peu assuré, le conducteur lâche le manche de son scooter pour pouêt-pouêter n’importe qui et n’importe quoi – je n’arrive pas à ne pas m’imaginer dans un canard jaune géant (vous savez, ceux qu’on met dans le bain des enfants) ! Ca aide à détendre l’atmosphère mais laisse les conducteurs assez perplexes (je les imagine bien discuter entre eux le soir, racontant à leurs collègues qu’ils ont transporté une blanche avec les cheveux roses (ah oui, ça, c’est une autre histoire, pour le prochain épisode – vous avez vu comme je manie le teasing à merveille ! ;-) ) qui semble un peu folle car elle glousse tous les 10 mètres – « Ah ! Toi aussi, tu l’as transportée ? Elle fait peur, non ? »).

Je me régale tous les jours un peu plus les surprises que réserve cette ville. La partie coloniale a été très bien conservée : des petites ruelles pavées bordées de belles maisons à arcades, aux façades jaunes plus ou moins décrépies, ombragées de bougainvillées exubérants.

Mais Pondichéry, c’est aussi une multitude de minuscules rues qui forment des quartiers (les Nagars) qui semblent être des villages à part entière. Les gens se connaissent, vivent les uns avec les autres (pour ne pas dire sur les autres !), une vie qui se voit et se ressent en dehors des petites maisons qui sont parfois faites simplement de planches et de tôle (pour ceux qui ont un toit). Des petits vendeurs de rue qui proposent les quelques bricoles cuisinées sur des réchauds qui tiennent dans un mouchoir de poche, ou encore quelques légumes, des colliers de fleurs de jasmin à l’odeur enivrante. Au final, marcher dans les rues de cette ville tient presque plus de l’expérience olfactive constante qui peut être parfois peu ragoutante, pour ne pas dire écœurante mais qui sera délicieuse la seconde suivante, entre les odeurs de curry, de masala, de jasmin, de café…

La vue n’est pas en reste : chaque coin de rue abrite un temple aux couleurs éclatantes, avec les fidèles agglutinés aux portes. Et puis ces femmes portant des habits flamboyants mais aussi ces poudres de toutes les couleurs proposées dans les échoppes, et ces montagnes de fruits exotiques. L’expression « en prendre plein la vue » prend tout son sens ici.

Pondy Ponda!
Album : Pondy Ponda!

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Et bien évidemment, la curiosité propre à l’Inde, ce sont ces vaches et ces buffles qui promènent leur corps plus ou moins décharné à travers les rues de la ville, provoquant parfois des bouchons quand ils décident que le milieu de la route est « the place to be » et s’allongent nonchalamment  au milieu des voitures, rickshaws, motos et autres, sans que personne n’ose venir les déranger, si ce n’est par quelques coups de klaxons (ou de pouêt pouêt). C’est assez étrange de les voir aussi trouver leur pitance dans les poubelles.

Bêtes de ville
Album : Bêtes de ville

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Cela dit, les autres animaux ne sont pas en reste, et il n’est pas rare de voir des chèvres, des poules, coqs, chiens, chats, et je vous passe les rats, souris, cafards et autres petites bestioles dans le genre !

Dans le prochain épisode, Clara vous racontera son quotidien à l’orphelinat…

25 mars 2011

14 ans de réflexion…

Publié par meschaussuresrosesetmoi dans Non classé

L’Inde…  Depuis le temps que je repousse mon voyage dans ce pays pour des questions de temps! 14 ans de réflexion (oui, moi, je suis un peu plus lente, il me faut le double) et m’y voici enfin.

Les tracasseries de visa et les voyageurs rencontrés en route m’ont fait appréhender mon arrivée. Ce n’est qu’une fois arrivée à Bombay, la douane passée que je me rends compte de l’état de stress dans lequel je suis depuis plusieurs heures. Je ne sais pas pourquoi ce pays m’effraie autant qu’il m’attire. Toutes ces histoires entendues, tous ces regards inquiets quand les gens apprennent que je vais y voyager seule, me répétant à qui mieux mieux que je devrais faire attention, couvrir mon corps…  m’ont noué l’estomac sans que je m’en aperçoive. Etonnante entrée en matière, bien différente de toutes celles qui ont précédé.

Mais il y a autre chose aussi. Je réalise que j’attends beaucoup de l’Inde et que j’ai peur d’être déçue, de ne pas m’y retrouver, d’en être mise à l’écart, rejetée, ce qui participe à ce stress rampant.

Je redécolle et survole Bombay – ville étonnante, mélange frappant de contraste, une fois encore : de gigantesques buildings, modernes, et entre chaque interstices, on peut voir les « slums », ces bidonvilles qui s’accrochent partout où il y a un peu d’espace.

J’essaie de respirer, de prendre du recul, de me raisonner. J’atterris à Chennai/Madras.  Et là, je ne pouvais rêver de meilleur accueil. En effet, je suis ici pour aller directement à Pondichéry, à l’orphelinat dont Yolaine et Philippe me parlent depuis près de 15 ans. Je connais le nom des enfants, leur caractère, leur situation, leur visage grâce aux photos… mais je ne les ai encore jamais rencontrés.

Et voilà qu’à l’aéroport m’attendent deux des grandes qui sont venues pour me chercher et me ramener chez elles !

C’est en fin de compte une arrivée assez étonnante, car dans un environnement qui m’est familier, à travers toutes ces histoires, et j’ai le sentiment étrange de me retrouver d’un coup un peu chez moi, entourée de gens que j’aurais connu dans une autre vie (je ne suis pas en train de faire un trip mystique, seulement, j’ai tellement entendu parler d’eux qu’il me semble les connaitre).

Je suis aussi ici pour aller au mariage d’une des « grandes » qui commence le lendemain à 6h du matin !

Une entrée directe dans le monde de l’hindouisme et de ses pratiques avec une cérémonie à rallonge,  entourée de femmes en sari de toutes les couleurs tout droit sorties des films de Bollywood, et moi qui ai l’air d’une clocharde au milieu de ces princesses ! Je me retrouve à bénir le marié que je ne connais pas, à être assaillie par les petits qui regardent mon appareil photo avec convoitise, me demandant de les prendre en photo avant de s’engaillardir assez pour me le chiper et prendre eux même des photos !

Mariage Sophia
Album : Mariage Sophia

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Tous les enfants, adolescents et grands  m’accueillent avec beaucoup de gentillesse, de rires, de taquineries et de sourires. Eux aussi ont entendu parler de moi, et être la sœur de Yolaine est un vrai sésame pour être acceptée dans leur grande famille.

Avant que je ne m’en rende compte, je me retrouve sollicitée pour aider en maths, français, gestion, lire des histoires, papoter jusqu’à pas d’heure avec les plus grandes…

Mais à vrai dire, c’est moi qui sollicite le plus de leur compagnie. Dire que je n’avais prévu de rester que quelques jours ici !

Au bout de quelques heures, je sais déjà que je vais préférer « rater » quelques temples et autres mystères de l’Inde plutôt que de quitter cet endroit et surtout ces enfants. Je réalise que si j’avais commencé mon séjour ici, il y a de grandes chances que je n’en sois pas repartie et à l’instant où j’ai posé les pieds à « la maison », j’ai compris ce que Yolaine et Philippe y avaient trouvé.

Les autorités indiennes ont bien fait de ne me délivrer un visa que de deux mois !

23 mars 2011

Bangkok express

Publié par meschaussuresrosesetmoi dans Non classé

Après (une fois de plus) un long trajet en bus de Phnom Penh (dont je vous épargnerai les détails, si ce n’est ce passage à la frontière, tout ce qu’il y a de plus normal dans le coin – on descend du bus, on et assailli par une foule de gens proposant des services diverses et variés allant de porter notre sac jusqu’à nous débarrasser bénévolement de nos derniers sous cambodgiens, ainsi que de la nourriture en tout genre, on traverse la frontière à pied, et on attend gentiment pendant trois plombes pour chaque tampon – fait incroyable cela dit, ici, pour une fois, je n’ai pas été racketée et les douaniers ne m’ont pas chacun fait payer un dollar pour avoir la bonté de tamponner mon passeport! – Et pendant qu’on fait la queue, des moines/dames d’un certain âge/ jeunes femmes/ hommes de tout âge, s’excusent en nous faisant des grands sourires, on s’excuse à notre tour, presque gênés de les bloquer pour aller… Pour aller où d’ailleurs? Ah tiens, bin, juste devant nous pour faire tamponner leur passeport sous notre nez, faisant ainsi la queue se rallonger indéfiniment… Jusqu’à ce que les étrangers se rebellent et décident d’un commun accord tacite de faire front et de ne plus laisser passer personne, coûte que coûte, même si on a souvent l’impression d’être des goujats!), je me suis rendue à Koh Chang, une ile thaïlandaise proche de la frontière.

J’ai décidé cette halte pour pouvoir plonger un peu – maigre lot de consolation: deux jours de plongée au lieu des 15 prévus dans une autre ile plus sauvage… Et surtout, je voulais voir les fameux requins baleines ratés sur les cotes occidentales de l’Australie. Pas de chance, ils n’ont pas daigné montrer leur museau! Je vais être OBLIGÉE de revenir!

Kho Chang
Album : Kho Chang
Des palmiers, un bateau, un bungalow, la mer et moi! ;-)
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Histoire de ne pas faillir à ma réputation, on a eu un « soucis » sur le bateau: un thaïlandais a eu un malaise violent, ressemblant fortement à une crise de tétanie… Jusqu’à ce qu’il reprenne un peu ses esprits et décide qu’il voulait partir du bateau et qu’il a donc tout simplement essayé de passer par dessus le bord à plus d’une heure des cotes… C’est là qu’on a compris qu’il faisait une overdose…
Et j’ai pu tester une fois de plus l’efficacité du « point de la mort qui tue, » pas sur lui, mais sur sa copine hystérique – j’ai beaucoup hésité à lui mettre une grosse claque, mais le point l’a calmée presque instantanément… Dommage, j’ai toujours rêvé de mettre une grosse baffe à un(e) inconnu(e) en pleine crise de nerfs!
Après ce rapide séjour, ponctué de soirées assez mémorables, je pars donc vers Bangkok pour quelques jours.

Retour 5 ans après, j’ai complètement oublié à quoi ressemblait cette ville – un mélange de modernité et d’ancien qui atteint ici son paroxysme: à l’instar de ses sœurs du sud-est asiatique (Singapour mise à part), Bangkok est plus qu’une grande ville-fouilli, c’est un vrai centre de business, j’ai eu parfois l’impression de me retrouver à NYC au milieu des buildings de Siam Square.

Et entre ces buildings d’une modernité incroyable (La Défense, de la rigolade à coté!), grouillent des Tuk Tuk (comment vais je survivre sans Tuk Tuk à Paris?), des vendeurs de nourriture ambulants… Il y a un fort contraste entre ces « deux « villes mais elles ne sont pas incompatibles et ont l’air de cohabiter en bonne harmonie.

Bangkok
Album : Bangkok

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Bangkok, c’est aussi l’apogée du culte du Roi et de la famille royale: des photos partout, des messages « d’amour » et de dévotion, et surtout, les gens qui portent du jaune le lundi en son honneur (a priori, il serait né un lundi – pratique quand comme moi, on vit à coté du calendrier: tout le monde en jaune? Ah! On est lundi!)

Et la Thaïlande, c’est un changement de physionomie radical par rapport aux pays voisins: les gens sont bien plus en chair! Ça faisait longtemps que je n’avais pas vu ça! C’est peut être idiot, mais ça donne tout de suite l’impression d’être dans un pays plus riche…

Mais Bangkok, c’est aussi la prostitution à tout va, les shows glauques qu’on vous propose (et oui, pas de sexisme, même aux femmes!) à tous les coins de rue, beaucoup de gens ayant un « vrai » travail prêts à beaucoup de choses pour un petit plus monétaire. Une prostitution parfois pas comme on la connait en France, plus latente, plus insidieuse et surtout extrêmement présente, plus qu’ailleurs… Difficile de ne pas se poser la question quand on voit un homme d’un certain âge, seul dans ce pays de ce qu’il est vraiment venu y chercher. J’imagine que ça ne doit pas être agréable pour certains d’entre eux d’être mis dans le même sac que les autres, mais sincèrement, je pense que cela concerne 90% d’entre eux… Je ne sais pas s’il existe une solution ou si le plus vieux métier du monde restera toujours une option pour tenter de s’en sortir.

Ces quelques jours à Bangkok m’ont permis de me préparer à la dernière étape de mon voyage: dans quelques heures, je serai dans l’avion (que je n’ai pas pris depuis 3 mois, Mesdames et Messieurs, saluez l’exploit!) en direction de l’Inde!

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